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Le dernier jour de cette dinguerie

Jour 20 Le dernier

Je voulais repousser le moment de faire ma valise et puis il fallait la peser pour savoir ce que je pouvais encore ramener comme produits ayurvédiques en France.


Au Menu pour ce dernier jour, un régal une fois de plus et vraiment je ne me suis jamais sentie si bien nourrie 3 semaines non stop. C'est qui est génial c'est de ne pas être tenté par des produist transformés, et aussi toutes les bonnes choses qui me font craquer d'habitude en France, les boulangeries, les patisseries entre autre.

Je me sens tellement bien dans mon corps.


Pain de mie à la farine de riz /légume et chutney coco

Putta/légumes/chou/turmeric curry


Dernier fenugrec devant la mer.

Je savoure chaque instant

Cette douceur de vivre. Ces 30 degrés…ça n’a pas de prix…séance yoga

Je discute avec la mère de Yadun et Suja qui rêve de venir en France.

Et moi j’ai peur de rentrer. Oui aujourd’hui j’ai peur.

J’ai peur de ne pas m’aimer là bas.

De ne pas aimer l’image que l’on me renvoie de moi

J'étais tombée sur un post de Nathalie Alsteen je crois qui parlait d'estime de soi et j'avais retenu cette équation : Estime = confiance +amour+image

Je me dis qu il me faudra contrebalancer …tous les jours. La peur me fait anticiper et comme le dit très bien ma petite Eugénie : Se projeter met la pression...il me faudra surtout vivre, comme ici, le moment présent.


Des milliers de pensées s’entremêlent pendant l’Abyanga et le Najrakizi.


Et ces discussions ce matin avec d'autres femmes ici. L’une qui a perdu son mari, d'un arrêt cardiaque alors qu'il était chauffeur de taxi à Abudabi. L’autre qui ne voit pas ses filles de 8 et 9 ans.

La France vu comme un Eldorado et moi qui a du mal à me réjouïr à l'idée d'y revenir.

Et en même temps ici, en Inde, je ne fais rien.

C’est peut être là mon challenge

Je fais déjà assez à être là, pleinement présente à moi même et aux autres.

Je souhaite pouvoir me respecter.

Savoir poser mes limites.

J'aimerais me sentir comprise.

Qu’on fasse attention à ce que je suis, une Julie, une femme libre, qui soutient les causes d’un monde plus juste, plus à l’écoute du vivant, tout simplement.


Je ne m’échappe pas de la réalité, et la preuve que ce n’est pas gagné, l’appel de ma fille Nina vient me le confirmer. Tout se passe si bien quand je ne suis pas là. Peut être que justement ma place n’est pas d’être là bas.

J’attends à présent mon dernier Shirodhara…


Et quand viendra l'heure je retournerai au Pays qui m a vu naître et grandir






Last but not Least


J’ai peur de rentrer et il y a 3 jours je disais lors de la pleine lune que j’avais peur pour l’humanité.

J’ai peur pour mes filles, j’ai peur qu’elles manquent d’amour

J’ai peur de ne pas assez leur en donner

J’ai peur de pas être capable

Et ça je sais que c’est lié au passé

J’ai peur de ne pas être la femme que j’ai envie d’être

J’ai peur de retomber dans les pièges de la société

patriarcale, post colonialiste.

J’ai peur de mal manger

De m’éteindre à petit feu

De ne plus m’aimer


Et ça ça appartient au futur

Quand je me connecte à aujourd’hui

A ce moment présent

ou la sonnette vient de retentir

En vrai je n’ai peur de rien

Je suis assise tranquille à l’ombre

face à la mer

ce paysage de rêve

où j’ai retrouvé le sommeil

l’envie de vivre

d’aimer

ce corps

et ces pensées

cet esprit engourdi

cette foi qui appelle


J’étais convalescente

je le deviens vraiment

besoin d’assouvissement

de ce désir immense

je ne veux plus courir

votre rythme me freine

je ne conçois plus l’idée

d'entretenir ce système


Si c’était si facile

Tout le monde ferait de même

Tant que le ciel existe

Il y aura des dilemnes

Un seul Dieu tu dis

Mais s il y en a des centaines

Qui sait ce que l’avenir

nous réserve ?







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